Allez !

C’était le dernier match de la saison avant la Coupe du Monde du printemps !

Vous aussi vous avez pensé à aller faire un casse du côté de la Mairie de St-Denis pour aller racketter le maire et ses adjoints pour piquer des places pour la finale.

Et puis vous vous êtes souvenus que vous aviez égaré votre cagoule, votre gun et tous vos gros mots (« ABOULEZ LES PLACES BANDES DE NAZES OU ON VOUS TROUE COMME DES NAZES ! ! »). Et puis, vous vous êtes surtout souvenus que y’a qu’à Marseille qu’on rackette des tickets au Vélodrome pour la finale de la Coupe de France...

Alors, vous êtes restés entre potes, les uns pour le Barça, les autres pour les Gunners. Pendant ce temps-là, Santini se faisait jeter comme un malpropre : « Tout le monde sait depuis mardi, dans le football français et je l’espère le football international, que Jacques Santini est libre de tout engagement. » Traduction : « Je sors de taule ! Au secours ! Guy Roux m’a tuer ! »

Bref, Barça-Arsenal, Ronaldinho contre Henry, Rijkaard contre Wenger, loser Giuly contre loser Pirès :

« Salut, Ludo ! Tu sais compter jusqu’à 23 ? », « Salut, Robby ! Tu passes tes vacances en Allemagne ? »

De la provoc au sommet !

Le match commence, s’emballe jusqu’à la 18ème minute quand Lehmann accroche Eto’o, Giuly poursuit et marque dans la cage vide.

L’arbitre vire Lehmann et refuse le but : 11 contre 10, les Gunners sont mal barrés. Coup franc de Ronaldinho qui finit chez Décathlon... Le match s’équilibre.

37ème minute. Coup franc pour Arsenal. Thierry Henry livre une pizza que Campbell avale d’une bouchée ! 1-0 et pas une miette pour les Blaugranas !

Arsène téléphone à sa mère : « Allo, maman ! Rajoute 11 couverts pour la bouffe de demain midi ! Et enlève la ballerine et le ramoneur de sur la télé : on va y déposer un grand vase, avec des grandes oreilles, hi, hi, hi ! »

Bon, plus grand-chose. Mi-temps, TF1 se bronze en or avec des spots à 800 milliards de dollars les 10 secondes.

Pendant ce temps-là, Pedro Miguel reconnaît à des journalistes portugais que l’OL l’a bien approché.

Aulas appelle aussi Mendy : « Tu n’es pas dans les 23 Bleus, passe donc à Lyon ! ». Nanard se lâche : « Merci mon boss ! J’en ai marre de Paris parce que j’en ai beaucoup assez ! » Aulas casse Nanard : « Poisson d’avril, mon gars ! » Et Mendy fait la gueule.

Fin de la pause.

Deuxième mi-temps, Rijkaard sort Edmilson puis Van Bommel : « Désolé, mon gars ! On est Hollandais tous les deux mais tu lattes tellement que tu risques de prendre un rouge, sans passer par l’Orange. Laisse ta place à Larsson ! » Le Barça domine et Titi Henry rate le KO, donc le Ballon d’Or...

Eto’o , lui, ne rate pas le RER D : il égalise, en partant à la limite du hors-jeu. Le public catalan est content d’être heureux en manifestant sa joie joyeuse parce que le Barça a marqué et parce que Christian Sarramagna (qui ?) a signé à Sète !

Il pleut fort sur le SDF et les joueurs sont mouillés. Ronaldinho balance encore quelques coups-francs à la case « raté ! » et joue un peu trop perso sur des raids égoïstes. Beletti, son frère brésilien, sur service express de Larsson, donne le but de la victoire aux Barcelonnais en tirant entre les compas d’Almunia, gardien basque surtout connu pour zozotter en conférences de presse...

2-1 ! Les Gunners réduits à 10 étaient trop épuisés pour jouer au « toro » que Ronaldinho et ses potes leur ont fait subir...

Pirès téléphonait aux dirigeants de Villareal : « C’est OK ! Je signe chez vous. Le premier qui me chambre sur l’équipe de France et sur la Champion’s League, je lui imprime un tatouage avec mes huit crampons en pleine face ! ! On signe quand ? »

Sur le banc, Arsène Wenger rappelle sa mère : « Non, euh... Pour demain midi, steack-purée pour trois personnes, je reste 20 minutes et puis je rentre à Londres pour convaincre Titi de rester parce que le nouveau stade d’Arsenal ne s’appellera pas Fly Emirates Stadium mais Thierry Henry ArenA. »

La pluie a cessé, le Barça fait tourner, le public fait la Hola. L’arbitre siffle la fin du match. Giuly chiale un bon coup et alpague son fils sur les épaules : « Pourquoi t’as pas marqué comme contre Milan, papa ? », « Parce que fiston, à cause du loup ! ! ! », « le loup DOMENECH, papa ? », « Ouais, fiston ! Le loup DOMENECH ! »

Titi Henry très classe va saluer Eto’o et Ronaldinho.

Puyol soulève la coupe. La sono couine «  We are the champions, my friends...  »

Putain de belle soirée !

Le Barça méritait sa victoire ! Dommage qu’Arsenal ait joué à 10...

Bonne coupe du Monde à tous !

Joga bonito ! Keep the vibe !

ET MERCI DE NOUS AVOIR LU PENDANT CES QUATRE MOIS !